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1920 : Création d'un laboratoire du pétrole. Le rôle primordial de la production d'énergie à partir de pétrole apparaît dès la Première Guerre mondiale. Le bassin de Pechelbronn constituant l'essentiel de la production pétrolière française, l'intérêt d'associer les activités de l'université de Strasbourg aux progrès d'une industrie locale devient alors évident. Un laboratoire du pétrole est créé en 1920, avec pour but de confier à des établissements groupés les études techniques relatives au pétrole, de façon que le chimiste, le géologue et l'ingénieur puissent accorder leurs travaux et leurs enseignements. Les premiers cours ont lieu dans les locaux de l'Institut de chimie, sous la conduite de MM. Muller et Gault, avec un effectif de 6 étudiants, de formations et de nationalités différentes, et l'appui financier de la société de Pechelbronn.
1922 : Création de l'Institut du pétrole à Strasbourg, par arrêté ministériel. Cet institut comprend 3 sections : chimie, géologie, exploitation. Ses ressources proviennent essentiellement d'une taxe prélevée sur chaque tonne d'huile brute extraite des "mines" de Pechelbronn. En outre, la Chambre de commerce de Strasbourg apporte son concours financier à la scolarité.
1924 : Création de l' École nationale supérieure du pétrole et des combustibles liquides, par un accord entre l'université de Strasbourg, le ministère de l'Instruction publique et le ministère du Commerce, et placée sous l'autorité de ce dernier. Cette École a pour premier directeur Henri Gault. Elle est régie par deux décrets : - un décret signé par le ministère de l'Instruction publique, rattachant l'École à la faculté des sciences de Strasbourg du point de vue scientifique et scolaire : pour la première fois, une école d'ingénieurs est chargée, en plus de la mission formation, de promouvoir et d'encourager la recherche scientifique, - un autre décret confiant l'administration de l'École à un directeur, aidé par un conseil d'administration présidé par le directeur de l'Office national des combustibles liquides (récemment fondé dans le but de doter la France d'une politique générale du pétrole). Cette structure ouvre à l'École nouvellement née des perspectives d'action bien supérieures à celles d'un simple établissement universitaire.
1925 : Inauguration solennelle du nouveau bâtiment de l'ENSPCL au sein de l'université de Strasbourg. Pendant les quinze premières années de sa vie, l'École attire des étudiants et chercheurs de l'Europe entière, notamment MM. Hugel, Weiss, Louis, Salomon (travaux pour la commission électrotechnique internationale), Jung (géologie), Schneegans, Vlès, Vellinger, etc.
1930 : La structure trop classique de l'École ne pouvant plus s'adapter aux travaux toujours plus nombreux et urgents que l'on attend d'elle, des pourparlers relatifs à la conception d'un institut national du pétrole sont engagés.
 1931 : Création de l' École des applications mécaniques des combustibles liquides (EAMCL) sous la direction de l'ingénieur général Paul Dumanois, dans les locaux de l'École supérieure d'aéronautique, boulevard Victor à Paris.
1936 : L'EAMCL devient l' École nationale des moteurs à combustion et à explosion.
Le 1er septembre 1939, il est donné 24 heures aux résidents de l'université de Strasbourg pour se replier quelque part en France, etc. L'université est déplacée à Clermont-Ferrand dans les bâtiments de l'Institut de chimie et de technologie industrielle.
1940 : Les sections "géologie" et "forage" sont installées sous la direction de E. Vellinger à Toulouse où, à la suite de la découverte du gisement de gaz naturel de Saint-Marcet (par l'équipe de D. Schneegans, géologue), un service spécialisé dans la prospection du pétrole a été créé à l'université.
1941 : Reprise des cours de l'École nationale des moteurs à combustion et à explosion, après une interruption de deux ans durant la guerre, dans les locaux d'une école communale, rue Saint-Jacques, puis en 1942 à l'École polytechnique, et en 1944 dans la salle de conférences de la société d'encouragement pour l'industrie nationale, rue de Rennes.
1944 : Création de l' Institut français du pétrole.
1945 : Les services de chimie de l'ENSPCL, sous la direction de M. Weiss se réinstallent à Strasbourg.
1946 : Rattachement des deux écoles à IFP Energies nouvelles. Les enseignements sont dispensés à Paris (moteurs, prospection), Toulouse (forage et production), Strasbourg (chimie) et Saint-Maur (exploitation des gisements pétroliers).
1947 : Installation à Rueil-Malmaison.
1954 : Création de l' École nationale supérieure du pétrole et des moteurs par la fusion de l'École nationale supérieure du pétrole et des combustibles liquides et de l'École nationale des moteurs à combustion et à explosion (décret du 13 octobre), sous la direction de Paul Dumanois. L'ENSPM relève de la direction des Carburants du ministère de l'Industrie.
1957 : L'École s'installe dans un nouveau bâtiment, Dahlias, conçu spécialement pour elle. Elle y restera jusqu'en 1992.
1963 : Création du centre d'études Économie pétrolière.
1975 : Afin de répondre aux besoins de l'industrie en formation permanente, l'École crée ENSPM Formation Industrie.
1978 : 1er DEA Sciences pétrolières. 
1989 : Création du 1er programme anglophone, dans le domaine de l'économie pétrolière.
1992 : L'École, accueillant désormais près de 300 étudiants, change à nouveau de locaux et s'installe dans le bâtiment Tamaris.
1996 : Lancement de la formation par apprentissage.
2002 : Création du 1er programme dans le cadre de l'essaimage.
Évolution des promotions de l'École

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