Sur le campus d’IFP School, les élèves bénéficient depuis quelque temps de nouveaux espaces, intérieurs comme extérieurs, pensés pour favoriser la collaboration et rendre la vie étudiante plus agréable.
Ils et elles peuvent par exemple déjeuner en extérieur sur les tables de pique-nique, s’installer dans un des carrés du hall de l’École ou faire une pause sportive grâce à la table de ping-pong, un nouvel équipement venu compléter les baby-foots bien ancrés dans les lieux depuis de nombreuses années.

Depuis son arrivée à l’École en 2023, Mélanie Bernard, Responsable des relations élèves est engagée dans l’accompagnement quotidien des élèves et œuvre pour un cadre d’études accueillant, où la qualité de vie étudiante est une priorité.
1. Pouvez-vous nous présenter vos missions à IFP School ?
Mes missions s’articulent autour de trois axes : la vie étudiante, l’événementiel et les activités fédérales.
Je suis une des premières personnes que les élèves rencontrent à leur arrivée : je les accueille et les accompagne ensuite dans leurs démarches et la vie de campus. Côté événements, j’interviens notamment lors de la rentrée, en soutien du Bureau des élèves (BDE) pour l’organisation des Energy Games et lors de la cérémonie de remise de diplôme. Chaque année, j’accompagne le BDE dans ses actions en faveur de la vie étudiante.
Je pilote aussi deux dispositifs transverses à destination des élèves, à savoir les prestations de langues et d’action sociale.
2. Depuis votre arrivée à l’École, quels projets avez-vous contribué à mettre en place pour mieux accompagner les élèves ?
Un an après ma prise de poste, j’ai proposé à la Direction d’instaurer un service d’assistance sociale pour mieux accueillir et accompagner nos élèves. La précarité étudiante peut aussi toucher IFP School : lorsqu’un élève fait face à des difficultés financières ou de logement, c’est autant de chances de réussite en moins. Notre priorité est de lever ces freins pour sécuriser son parcours académique.
Une assistante sociale reçoit les élèves sur le campus trois jours par semaine. Grâce à son réseau, ils et elles peuvent être orienté(e)s vers le Centre communal d’action sociale, une épicerie sociale et recevoir des aides d’urgence ou des kits d’installation pour leur logement. Aujourd’hui, 25 % de nos élèves sollicitent ce dispositif.
En 2025, la santé mentale a été érigée en « grande cause nationale ». Depuis la pandémie de Covid-19, les études constatent une dégradation de la santé psychique des jeunes. Les cursus à l’École sont exigeants et certains parcours peuvent être plus complexes : à titre d’exemple, la recherche de stage est souvent très anxiogène, et les élèves internationaux doivent gérer de nombreuses démarches (notamment le renouvellement du titre de séjour), ce qui alourdit la charge mentale.
Pour y répondre, l’École a noué un partenariat avec Nightline, une association étudiante engagée pour la santé mentale. Concrètement, les élèves disposent d’une ligne d’écoute par téléphone ou par tchat, de 21 h à 2h30, assurée par des étudiant(e)s formé(e)s. Le service est anonyme, gratuit, et accessible en français comme en anglais.
Je suis également en charge de l’offre de cours de langues (français langue étrangère et anglais). Les niveaux d’anglais ou de français font partie des exigences requises pour l’obtention du diplôme IFP School. Nous faisons appel à un prestataire externe. Le travail réalisé mène aujourd’hui à un taux de réussite au TOEIC de 92 % !
Pour le français, les élèves peuvent aussi suivre des cours en fin de journée, du lundi au jeudi. Grâce à un partenariat avec l’université de Nanterre, ils et elles ont également la possibilité de passer le Test de connaissance du français (TCF) lors de sessions spéciales, organisées après les cours et entièrement réservées aux élèves d’IFP School.
Enfin, nous avons fait appel à une start-up lilloise pour installer sur le campus des distributeurs gratuits de protections périodiques bio. L’objectif : lutter contre la précarité menstruelle et faciliter le quotidien des élèves.
3. Quels sont les défis sur lesquels vous travaillez ?
Aujourd’hui, la baisse de l’engagement étudiant est un phénomène que l’on observe dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur.
J’encourage donc les élèves à se mobiliser pour faire vivre IFP School : rejoindre le Bureau des élèves et/ou les équipes qui organisent, chaque année, les événements phares de l’École. Même si cela demande du temps, surtout en période de forte charge académique, cet engagement est très formateur : esprit d’équipe, sens des responsabilités, leadership… Des compétences qui feront la différence tout au long de leur vie professionnelle.
4. Quels sont les projets à venir ?
IFP School est une école internationale qui accueille chaque année près de 50 % d’élèves internationaux représentant une quarantaine de nationalités.
Je souhaite renforcer encore l’accueil de ces élèves, en particulier des primo-arrivant(e)s. Leurs besoins sont spécifiques et les démarches administratives évoluent sans cesse ; c’est pourquoi je m’appuie sur l’expertise de Campus France et sur les bonnes pratiques du secteur afin de garantir, à IFP School, un accompagnement fiable et de qualité.
Entretien réalisé par Meyling Siu